ATTENDU QUE les troubles mentaux affectent 20 % de la population canadienne, constituent la principale composante du fardeau que représente la maladie au pays, engendrent des taux significatifs de morbidité et de mortalité prématurée (par le suicide, sans oublier leur impact sur l’émergence de nombreux autres problèmes de santé), et contribuent de façon marquée à divers problèmes sociaux, civiques et économiques auxquels les Canadiens sont confrontés;
ATTENDU QUE la plupart des problèmes de santé mentale sont traitables et que de nombreux consommateurs de services de santé mentale sont parfaitement capables de bien fonctionner dans la société lorsqu’ils sont traités;
ATTENDU QUE les problèmes de santé mentale n’ont pas été corrigés de manière adéquate ou appropriée par le passé, le gouvernement conservateur en place préférant construire des prisons au lieu de considérer les problèmes de santé mentale comme l’une des causes profondes de la criminalité;
ATTENDU QUE la renégociation prochaine de l’Accord sur les soins de santé donne l’occasion au gouvernement fédéral de veiller à ce que les personnes et les familles aux prises avec des problèmes de santé mentale reçoivent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour devenir des citoyens actifs et productifs;
ATTENDU QUE seuls 5,5 % du budget de la santé au Canada sont consacrés aux services de santé mentale bien que l’Organisation mondiale de la santé recommande d’y affecter 10 % des budgets;
IL EST RÉSOLU QUE le Parti libéral du Canada appuie publiquement la désignation des soins de santé mentale à titre de priorité nationale en intégrant ce qui suit à son programme électoral et à son programme stratégique :
1 – Une fois élu, veiller à ce que les soins de santé mentale soient au nombre des priorités des discussions en marge du renouvellement prochain de l’Accord sur les soins de santé;
2 – Une fois élu, créer un Bureau de l’ombudsman national de la santé mentale, qui soumettra au Parlement un rapport annuel sur l’état de la santé mentale et des soins dans ce domaine au Canada;
3 – Une fois élu, veiller à distinguer les fonds fédéraux destinés à la santé mentale au sein des transferts sociaux et de santé aux provinces et aux territoires, et faire en sorte que ces fonds servent uniquement à améliorer les soins de santé mentale;
4 – Conformément à la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, porter à entre 8 % et 10 % la proportion du budget national des soins de santé qui est affectée aux services de santé mentale, et veiller à ce que les services couverts englobent notamment le counselling professionnel et l’accès aux médicaments sur ordonnance;
5 – Une fois élu, établir un mécanisme national de perfectionnement des ressources humaines en santé mentale qui collaborera avec les provinces, les territoires, les organisations professionnelles, les établissements d’enseignement et d’autres partenaires pour former et mobiliser de nouvelles ressources humaines en santé mentale afin de dispenser les soins de santé mentale dont les Canadiens ont besoin;
6 – Une fois élu, privilégier la santé mentale et les soins de santé mentale dans les initiatives sur la santé des Autochtones, des Premières nations et des Inuits.
Parti libéral de la Nouvelle‑Écosse
Jeunes libéraux du Canada



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